Kong Skull Island, verdict ?

Synopsis : un (très) gros singe balaye de la patte les humains qui passent.

En tout cas, j’étais partie avec cet a priori en allant voir Skull Island au ciné :

« Ca ne vaudra pas un bon Godzilla ».

Eh bien ferme bien tes fesses Marie. 

Petite précision culturelle : Les kaijû japonais dont Godzilla fait partie, sont des créatures géantes qui ont émergé dans le 7ème art nippon post Hiroshima. Ils sont, dans l’imaginaire collectif, la résultante de nos erreurs en tant qu’humains. A trop vouloir jouer avec la Science (le nucléaire ici), ça part un peu en sucette.

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En revanche, les kaijû doivent être dissociés de nos monstres occidentaux, en ce qu’ils ne sont pas des créatures du Mal, mais des forces de la Nature contre lesquelles on peut pas test.

J’ai bien dit plus haut « post Hiroshima ». Alors c’est tout de même assez ironique que les USA qui ont eux-même envoyé la bombe atomique sous l’administration Truman, fasse dans le film hollywoodien de monstres gigantesques nan ?

Mais c’est le souvenir d’une autre guerre qui plane sur Kong Skull Island : si le début du périple s’ouvre à Saigon, d’autres éléments n’ont de cesse de rappeler la guerre du Vietnam, des dialogues, jusqu’au napalm lors d’une scène clé du film. Kong Skull Island apparait presque comme un aveu d’échec des Etats Unis lors de cette guerre meurtrière.

napalm

Revenons au postulat de base tel que nous le connaissons depuis les années 30, quand est né le mythe : King Kong, un gorille géant qui tombe amoureux d’une exploratrice. Ce pitch est d’un tel ridicule, que le fait que Godzilla soit le résultat d’une mutation entre un Gorille et une Baleine paraît presque banal.

Alors quand les premières images de Kong Skull Island ont défilé, j’avais un a priori un peu salé. Mais c’est une véritable gifle que j’ai prise : quel spectacle ! Et pas de romance zoophile à l’horizon, merci.

L’absence de traumatisme nucléaire des films de kaijû est habilement remplacé par une leçon d’écologie hollywoodienne : « Voila à quoi ressemblait la Nature avant que l’Homme détruise tout. »

Des effets spéciaux incroyables, une violence maîtrisée, on n’a ni envie de rire, ni envie de vomir. Le film nous tient du début jusqu’à la fin, avec ce qu’il faut d’action, de drame et d’humour. King Kong est aussi charismatique, effrayant et attachant que sa stature titanesque.

On en parle de l’acteur ? Tom Hiddleston a un petit accent british très agréable. Et des yeux aussi verts que les feuilles qui…ok.

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Bilan :

C’est un OUI ! Kong Skull Island ne doit pas être boudé par le public parce que ses prédécesseurs étaient…chelous pour les petits jeunes d’aujourd’hui ? Vous aurez ce que vous êtres venus chercher : de l’action à couper le souffle ! Et Tom Hiddleston qui…ok.

Un grand merci à Warner Bros et Erwan mon gars sûr qui m’ont invitée à plusieurs projections dont Skull Island, et qui du coup m’ont redonnée envie d’écrire (et de créer ce site, ce matin à 10h). C’est un peu grâce à vous les gars alors merci beaucoup ! 

9 thoughts on “Kong Skull Island, verdict ?

  1. Je suis un grand fan de cinéma et je pense que tes critiques vont beaucoup me plaire ! Je placerai t’es articles si je viens à faire une vidéo sur le film 😌

    Impatient de voir les autres articles ! Continue comme ça j’adore ! 😘

  2. Au premier abord, ce film ne m’inspirai pas vraiment. Mais il est vrai qu’en lisant ta critique, je pourrais être tenter de le regarder avec un petit seau de pop corn posé dans mon canapé 😉
    Vivement les prochaines critiques !

    1. Oh top ! Je vais écrire sur des dramas coréens sous peu, je ne sais pas si c’est ton truc mais peut etre que ça éveillera ta curiosité 😉 bisous

Exprime toi, je lis tout !

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