La La Land : j’ai détesté adorer, ou l’inverse chais plus.

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Après avoir vu le sanglant « LOGAN », prochain film Marvel ultra violent, la veille, « La La Land » pourrait bien sembler douceâtre à côté. Voire carrément fadasse. 

Le film s’ouvre sur un flashmob chantant et mièvre à souhait. La première réflexion qui me vient à l’esprit, sans mentir, c’est : « WHAT. THE. F U C K . Prends ton manteau on s’en va. » Une réalisation téléphonée, et cette espèce de chorale qui me donne envie de me BUTER.

Je vous la remets, mais version russe, parce que dans ma tête c’était vraiment comme ça :

Puis les scènes défilent, quelques pas de danse me replongent dans un vague malaise : suis-je devant une mauvaise version de Danse avec Les Stars ? Moi qui aime bien les comédies musicales, celles qui nous transportent sur Broadway, je pars à reculons. Car ce qui me fait peur, c’est cette espèce d’impression d’être devant une parade de mascottes à Disneyland. Je repense à cette scène du film « Il était une fois » avec Patrick Dempsey (Dr Mamour dans Grey’s Anatomy) et Amy Adams toute dégoulinante de miel et de bons sentiments qui chante dans New York entourée d’oiseaux en 3D.

je suis pas bien faut que je m’asseye.

Mais La La Land, c’est surtout 2 acteurs incroyables, Emma Stone et Ryan Gosling qui enfilent une fois de plus le costume de couple. Si le mièvre commence doucement à montrer le bout de son nez, il est automatiquement stoppé par une interprétation sincère, simple et si élégante.

Emma Stone, c’est cette fille un peu trop camionneuse pour être gnangnan, mais suffisamment féminine et mutine pour être sexy. Une Nicole Kidman plus jeune, mais aussi plus fun.

Ryan Gosling, c’est ce mec obscur un peu torturé qu’il se plaît tant à afficher en public, mais qui peut devenir qui il veut devant la caméra. La musique est belle, les sentiments aussi, mais ce sont les émotions qui portent ce film. Les acteurs poussent la chansonnette mais il n’y a rien de péjoratif : chaque son transmet un message, automatiquement illustré par des images de rêverie.

Si la réalisation peinait à me convaincre, elle a cependant une force incroyable : plusieurs fois pendant le film je me suis demandée à quelle époque tout cela se passait. J’ai découvert durant La La Land une facette de Los Angeles que l’on m’a décrite mais que je n’ai pas trouvée quand j’y étais. Je m’encourage donc à la chercher aussi, cette part de rêve que l’on ressent dans la Cité des Anges.

Ce film est fait pour ceux qui aiment aimer.Si je le recommande ? Oui. Si j’en redemanderais encore ? Non. La La Land est comme une barbapapa : sucrée, gourmande, vaporeuse et éthérée. En reprendre, c’est clairement se donner la nausée.

2 thoughts on “La La Land : j’ai détesté adorer, ou l’inverse chais plus.

  1. Je me suis aussi posé cette fameuse question concernant l’époque où tout ça se déroulait. Je ne suis jamais allée à Los Angeles, mais en regardant le film j’avais plus la sensation d’être devant une espèce de version rêvée de cette ville. Du moins, c’est un regard posé sur Los Angeles auquel je n’avais jamais été vraiment confrontée (en même temps, je connais tellement peu de trucs sur cette ville, on pourrait me faire croire ce qu’on veut à son sujet :D).
    Rien à voir avec La La Land, mais il fallait quand même que je souligne le fait qu’à cause de toi j’ai Arirang en tête depuis dix minutes maintenant 😀 Je n’aurais jamais dû lire ton article de présentation… comment résister à une vidéo avec les BTS ? Je suis bien trop faible pour ça.

    1. Los Angeles a de beaux arguments, mais cette ville ne me fait pas rêver du tout…^^le film pose un filtre que je n’ai pas vu sur place, mais j’y retourne dans peu de temps alors on verra bien !

      Quant à Arirang, effectivement je l’ai aussi en tête depuis c’est insupportable

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